
Gerrie Britz en toute simplicité

Samedi face à Trevise, après avoir inscrit le premier essai de la partie, Gerrie Britz a ostensiblement tendu le ballon en direction de la tribune Vaquer, comme une offrande : "Oui, j'ai voulu offrir aux supporters mon premier essai sous mon nouveau maillot, pour les remercier de leur soutien. En Afrique du Sud aux Stormers, j'ai joué dans de grands stades avec beaucoup de monde mais il y avait moins de passion qu'ici. C'est vraiment surprenant ici, c'est electrique et on sent que cela vient du coeur" dit-il en tapant du poing sur sa poitrine. Cet essai et cette nouvelle confirmation que l'USAP a fait une bonne pioche en l'attirant cet été, a surtout soulagé ce garçon visiblement entier et droit comme un Ï : " J'étais un peu sous pression car ce n'est jamais agréable d'arriver dans son nouveau club en étant blessé. Mais le club s'est vraiment bien occupé de moi pour que je me rétablisse vite et pour mon intégration. J'avais donc vraiment envie de prouver tout de suite car c'était important de montrer que l'on pouvait avoir confiance en moi. "
Formé à l'Orange Free State où il a suivi le cursus classique de la filière Sud-Africaine aves des débuts à l'école dès l'age de sept ans, puis à l'université avant d'intégrer les Stormers et le Super 14, Gerrie Britz ne déroge pas à la règle de l'avant Springbok. Dur au mal, avec des qualités physiques naturelles qui lui permettent de jouer indiférrement en seconde ou en troisième ligne côté fermé : "Cela ne me pose aucun problème car c'est très fréquent en Afrique du Sud où les numéro 7 sont souvent très solides et sont des anciens seconde lignes. Maintenant, c'était forcément un peu gênant en arrivant ici car je suis encore à la recherche de tous mes repères par rapport au plan de jeu de l'équipe. Je comprends tout désormais mais il me faudra encore un peu de temps pour parler français et mieux communiquer avec mes partenaires. En fait, je suis à l'image de l'équipe, j'ai encore une grande marge de progression et j'espère pouvoir apporter chaque jour un peu plus à l'équipe".
Si le Sud-Africain est plutôt méconnu en Europe, ses quinze sélections avec les Boks en disent long sur le potentiel d'un joueur qui figurait sur la liste cachée du sélectionneur lors de la dernière Coupe du Monde : "Bien sur que quand vous êtes si près et que vous voyez ensuite l'équipe devenir championne du Monde, vous êtes un peu déçus d'avoir raté ça mais la concurrence était vraiment très rude à mon poste. C'est pour ça qu'aujourd'hui, j'ai choisi de me concentrer uniquement sur mon club l'USAP et de mettre la sélection entre parenthèses pour le moment." En arrivant à Perpignan, il ne tombait pas non plus en terre totalement inconnue : "J'avais pris quelques renseignements au près de mes amis ici, notamment de Dan Human qui joue à Toulouse. Il m'a dit, tu vas voir devant c'est très fort et très chaud. Il ne m'avait pas menti mais j'ai aussi découvert un vestiaire où il est très facile de s'intégrer. Je crois vraiment avoir fait le bon choix et je suis très heureux d'être là. J'ai vraiment envie d'aller plus loin et de montrer d'autres choses, notamment à Newport où ce sera un moment important pour l'équipe et pour le club".




















